Peuple des Volcans : Vanuatu

 

Peuple des Volcans : Vanuatu

 

Notre pays : Le Vanuatu

http://www.ecolefrancaise.edu.vu/vanuatu/lesvanuatu/coutume/coutume6.html


L'archipel de Vanuatu, anciennement connu sous le nom de Nouvelles-Hébrides, est l'un des nombreux pays insulaires du Pacifique. Il est situé dans la partie sud-ouest de l'océan Pacifique et les îles qui le composent sont étalées entre le 13ème et le 22ème parallèle de latitude au sud de l'Equateur et entre le 166ème et le 172ème parallèle de longitude à l'est de Greenwich. Il est composé de plus de 80 îles de dimensions variées dont 68 sont habitées, et forme du nord au sud une chaîne en forme de Y qui s'étend sur près de 1 100 km des îles Banks et Torres au nord aux îles désertes Matthew et Hunter à l'extrême sud. Il a pour voisins le territoire français de la Nouvelle-Calédonie au sud-ouest, l'Australie à l'ouest, les Iles Salomon et la Papouasie-Nouvelle-Guinée au nord-ouest et les Fidji à l'est. Sa superficie totale est de 12 361 km2 seulement dont la majeure partie est occupée par 12 grandes îles. L'île d'Espiritu Santo, qui est la plus grande, couvre 34 % de la superficie totale, ce qui est petit par rapport à la zone maritime qui s'étend sur 680 000 km2 y compris la zone économique exclusive (ZEE) de 200 milles marins.

2. Ces îles sont récentes; la plus ancienne, Espiritu Santo, existe depuis 4 millions d'années. Elles sont toutes d'origine volcanique et corallienne. Leur topographie varie mais on y trouve en général aussi bien des basses plaines côtières que des zones montagneuses recouvertes de forêts denses, le sommet le plus élevé de l'archipel atteignant plus de 1 800 m sur l'île d'Espiritu Santo. On compte neuf volcans en activité, dont quatre volcans sous-marins. Compte tenu de ces caractéristiques, les voyages à travers l'archipel sont difficiles et coûteux et de nombreuses communautés sont très isolées. Un grand nombre d'îles sont reliées par avion mais les moyens de transport terrestre dans les îles elles-mêmes peuvent être très limités. Certaines ne peuvent être accessibles que par bateau et quelques parties isolées ne sont desservies que par des navires de commerce deux à quatre fois seulement par an.

Quatre-vingt-deux pour cent de la population vit dans les zones rurales, principalement sur les grands îles d'Efate, d'Espiritu Santo, de Tanna, de Mallicolo, de Pentecôte, d'Ambae et d'Ambrym. La population urbaine se concentre à Port Vila sur l'île d'Efate et à Luganville sur l'île d'Espiritu Santo. La population rurale est disséminée dans 3 233 localités qui vont des établissements isolés où l'on ne compte qu'une à deux personnes ou une famille au village proprement dit. On compte 1 708 villages ou établissements villageois. Moins de 1 % (0,5 %) de la population vit dans les zones littorales (mangroves, zones intercotidales marécageuses et crêtes de plage), 26 % sur des terrasses coralliennes, 11 % dans les plaines fluviales, au bord de marais et de lacs, 33 % sur les terrasses et les plateaux (fortement ravinés), 2 % dans les collines, 4 % dans les zones montagneuses, 3 % dans les plaines volcano-alluviales, 13 % sur les contreforts volcaniques et 1 % sur des cônes et des dômes volcaniques. (Une carte de répartition de la population peut être consultée au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme)

Le taux d'alphabétisation des adultes (15 ans et plus) à Vanuatu est estimé à 70 %. Au moment de l'indépendance, il était de 13 % et on ne comptait que 10 diplômés des universités. Ce faible taux était dû à plusieurs facteurs. Premièrement, une forte partie de la population du pays préservait ses valeurs et ses croyances culturelles et maintenait son mode de vie traditionnel. Deuxièmement, pendant la période coloniale, l'éducation scolaire était assurée essentiellement par des organisations non gouvernementales et en particulier par les Eglises qui agissaient dans leur propre intérêt. Enfin, et surtout, les deux puissances coloniales, la France et le Royaume-Uni, sont intervenues assez tard dans l'éducation de la population autochtone dans les années 60.

 

Culture

 

8. La société vanuatane est une société mélanésienne très traditionnelle. Dans la société mélanésienne, les individus, membres de familles, de villages et de communautés, ont toujours oeuvré ensemble à la réalisation des objectifs communautaires et individuels. C'est une société fondée sur le consensus où les problèmes engendrés par des divergences d'opinions ou des différences de comportement peuvent être réglés par le dialogue et la discussion plutôt que par l'affrontement. Les valeurs traditionnelles qui guident toujours la vie des villages mettent l'accent sur l'harmonie avec l'environnement physique.

9. Les ni-Vanuatus vivent traditionnellement de l'agriculture au sein de communautés villageoises très soudées dirigées par un chef. Bien que ce mode de vie ait quelque peu changé depuis la colonisation et à l'époque moderne, il reste le fondement de la société ni-vanuatu. La famille élargie est l'élément fondamental de la société. Dans ce système, un enfant a plus d'un père et d'une mère pour s'occuper de lui à partir de sa naissance. La famille assure sécurité et subsistance à tous ses membres et en retour ces derniers éprouvent un sentiment de responsabilité à l'égard de l'ensemble de la famille. Les membres de la famille doivent s'aider les uns les autres dans la limite de leurs capacités en cas de besoin. Ainsi un enfant peut continuer à recevoir une assistance en nature (argent, vêtements, nourriture, etc.) de la famille élargie de sa mère et de son père à sa naissance, pendant sa scolarité (frais de scolarité) et à son mariage au moment du paiement de la dot. En général, la responsabilité de l'enfant est assumée non seulement par ses deux parents mais par toute sa famille, y compris les membres de la famille élargie, ainsi que par les chefs et les dirigeants religieux ou l'ensemble de la communauté. Par conséquent, selon la tradition, aucun enfant dans les villages ou dans les villes ne doit avoir d'ennuis de quelque nature que ce soit.

10. Les pratiques culturelles et sociales varient d'une île à l'autre et même d'un village à l'autre. Par pratiques, il faut entendre notamment le mode de sélection des dirigeants locaux, les méthodes de culture du sol, l'organisation des mariages et le mode de transmission de la terre. On compte 110 langues autochtones dans tout l'archipel, soit en moyenne une pour 1 400 personnes. La langue nationale est le bislama et les langues officielles sont le bislama, l'anglais et le français (art. 3 de la Constitution). Les principales langues d'enseignement sont l'anglais et le français. Malgré cette remarquable diversité de langues et de cultures, une même importance est accordée par tous à ce que l'on appelle la "coutume". En dépit des changements sociaux intervenus dans le passé récent, la coutume conserve toute sa valeur en particulier dans les zones rurales. Pour les ni-Vanuatus, le mot "coutume" signifie davantage qu'un ensemble de pratiques; il s'agit des croyances, des valeurs et de la vie elle-même. Les naissances, les mariages, les enterrements, le règlement des conflits et l'ascension dans l'échelle sociale sont autant de questions régies par la

 

coutume.

 

11. Pour tout ni-Vanuatu, les enfants occupent une place importante au sein de la famille en raison du rôle positif qu'ils y jouent :

a) Ils sont une source de bonheur, d'amour et de gaieté et une compagnie pour les membres de la famille;

b) Ils aident à préserver les traditions familiales, assurent la continuité du nom de famille et de la filiation et le maintien de la famille élargie pour des raisons de sécurité, telles que le paiement de la dot;

c) Ils assurent des moyens d'existence à leurs parents durant leur vieillesse et la préservation des biens familiaux, en particulier de la terre;

d) Ils fournissent une aide supplémentaire à la maison, dans les jardins ou dans les plantations; et

e) Dans le cas des enfants de sexe féminin, les parents ou les tuteurs tirent un profit du paiement de la dot.

12. La protection des enfants est l'une des nombreuses responsabilités qui incombent aux chefs. En 1993, le Conseil national des chefs de Vanuatu a établi des principes directeurs* fondés sur la coutume vanuatane pour aider les parents à s'acquitter de leurs diverses responsabilités à l'égard de leurs enfants ainsi que des directives concernant les enfants illégitimes.

13. Dans toutes les communautés de Vanuatu, il existe un système d'enseignement traditionnel, qui varie d'une communauté à l'autre. C'est aux parents, aux chefs et à la communauté tout entière qu'il incombe de dispenser ce type d'enseignement. L'idée d'élaborer un programme d'enseignement traditionnel dans le cadre scolaire n'est pas encore envisagée. Il existe une école traditionnelle (de niveau primaire) que le Gouvernement aide en fournissant et en finançant le personnel enseignant et le matériel pédagogique. Les élèves présentent les examens de fin d'études du sixième niveau avec les élèves d'autres écoles. Le rôle des parents dans l'éducation des enfants est minime; il consiste à leur assurer un toit et à les préparer à l'école. Par conséquent, ce sont les maîtres d'école qui sont responsables au premier chef de l'éducation de la plupart des enfants. Une seule école de la zone urbaine encourage les parents à aider leurs enfants à faire leurs devoirs scolaires. L'idée traditionnelle que la place des femmes est au foyer est un obstacle au développement de l'éducation des filles et à leur participation ultérieure au développement du pays.

 

Composition ethnique

 

14. La population est composée à près de 98 % de ni-Vanuatus ou Mélanésiens. Le reste est constitué d'Européens pour la plupart, d'Asiatiques et d'autres groupes ethniques des îles du Pacifique qui vivent essentiellement dans les zones urbaines.

Religion

15. Le christianisme est apparu à Vanuatu au XIXe siècle. A l'époque, les étrangers emmenaient des ni-Vanuatus travailler comme esclaves essentiellement dans les plantations de canne à sucre du Queensland en Australie, ainsi qu'aux Fidji. Des missionnaires sont arrivés pour convertir la population athée au christianisme et en même temps empêcher l'exploitation des ni-Vanuatus par les étrangers. Aujourd'hui, la société ni-vanuatu est majoritairement chrétienne comme de nombreuses sociétés des îles du Pacifique Sud. La devise du pays est "Long God Yumi Stanap" (Debout devant Dieu). L'article 5 1) f) de la Constitution garantit la liberté de conscience et de culte.

16. D'après le recensement de 1989, les membres des principales Eglises étaient répartis comme suit : presbytériens (35,8 %), catholiques romains (14,5 %), anglicans (14 %), adventistes du septième jour (8,2 %) et membres de l'Eglise du Christ (4,7 %). On trouve également d'autres groupes plus petits et nouveaux, notamment l'Assemblée de Dieu (12,5 %). Environ 1,7 % de la population ne professe aucune religion. Il y a encore une partie de la population (4,5 %) qui n'appartient à aucune de ces Eglises et ont leurs propres croyances traditionnelles, comme le Mouvement de John Frum (culte du cargo) sur l'île de Tanna et parmi certaines communautés de régions isolées des îles de Mallicolo, de Pentecôte et d'Espiritu Santo. Le christianisme est en train de se propager peu à peu de sorte que les religions traditionnelles se pratiquent de moins en moins. Le christianisme et la culture vanuatane coexistent apparemment sans problème. Les croyances chrétiennes profondes et la ferme volonté de préserver les racines culturelles sont d'ailleurs mentionnées ensemble dans la Constitution.

17. A Vanuatu, les Eglises ont une longue tradition d'assistance au développement des enfants. Elles ont plus de responsabilité à cet égard que tout autre organisme public ou privé. Les Eglises bénissent et baptisent les enfants mais c'est sur le plan de l'enseignement qu'elles contribuent principalement au développement des enfants. L'enseignement qu'elles dispensent dès la petite enfance vise à développer les valeurs spirituelles chez l'enfant. Les Eglises considèrent que le développement d'un enfant n'est complet que s'il est bien conçu et bien assuré sur quatre plans importants : physique, mental, spirituel et social. Mis à part l'enseignement spirituel, pendant la période coloniale, les grandes Eglises dispensaient un enseignement de type scolaire aux niveaux primaire et secondaire, ainsi qu'une formation technique, et fournissaient des services de santé à la population, surtout dans les zones rurales. La plupart des dirigeants de notre peuple au moment de l'indépendance étaient le produit d'institutions religieuses, comme le regretté ancien Président, le révérend Fred Kalomoana Timakata, l'ancien Premier Ministre, le père Walter Hadye Lini, et l'actuel Vice-Premier Ministre, le révérend John Sethy Regenvanu. Bien que le Gouvernement ait pris la relève des Eglises en ce qui concerne la fourniture de services de santé et d'éducation après l'indépendance, certaines d'entre elles continuent à assumer des responsabilités dans ces domaines.

Vanuatu, " notre terre " en mélanésien, un archipel de 83 îles dans le Pacifique Sud est devenu indépendant en 1980. Il est probable que les îles de la Mélanésie ont été un lieu de passage et de migration venant de l'Asie vers les Iles du Pacifique depuis les temps très anciens. Dans ce courant migratoire, le Vanuatu occupait une position centrale. Le navigateurs venant de Papouasie ont certainement été les premiers colonisateurs de cet archipel.
La Culture traditionnelle mélanésienne n'est pas seulement constituée de rituels, de cérémonies et de traditions mais est également un mode de vie. Elle permet de maintenir la loi et l'ordre. Lorsque des querelles éclatent, elles peuvent encore être solutionnées de façon pacifique, par l'échange de nourriture, de nattes et d'animaux.
Cet ensemble sort pour la première fois du pays pour montrer la richesse de la culture mélanésienne, un peuple aux sourires accueillants. Un rêve de plus grâce à la diffusion des cultures traditionnelles par la coopération internationale.
http://www.fifo.ch/ensembles/9eme/vanuatu_groupe_9eme.html

 

site très important

Le peuple du Vanuatu s'organise autour d'un système de grades et, au sommet de cette hiérarchie, se trouve un chef coutumier.
    D'après la tradition orale des îles du Centre, les principes de la société de titres furent introduit par Roymata, héros et chef légendaire de la région. Il arriva sur l'île d'Efaté avec un cortège de pirogues et imposa son pouvoir sur toute l'île. Il sacra les principaux chefs de l'île en leur donnant des titres qui comprenaient un engagement d'obéissance.
      L'accès au titre de chef peut avoir soit un caractère héréditaire, soit un caractère égalitaire.
      Aux îles Sheperd, par exemple, les titres de chefs sont actuellement transmis de père en fils où souvent le fils aîné hérite du titre paternel. Il peut y avoir d'autres modes de transmission, selon le choix des anciens de la lignée (adoption).
      Dans les îles du Nord, des Torres à Epi, la chefferie est fondée sur une hiérarchie de grade, qui est ouvert à tous les villageois. Le système consiste à formaliser l'accès du pouvoir politique par l'installation d'une série de grades hiérarchisés.
    Un rang est obtenu à la suite d'une épreuve, plus exigeante si le grade est élevé. Et la réussite est fêtée par des cérémonies d'abattage de cochons. Un chef doit faire preuve d'une personnalité de leader, être bon orateur et se montrer «gagneur » dans ce qu'il entreprend.
    Le passage d'un grade nécessite souvent, et ceci d'autant plus que le grade est élevé, la tuerie d'un grand nombre de cochons à dents courbes. Il faut généralement tuer bien plus de cochons qu'un seul homme ne peut en posséder. Il est donc nécessaire de s'endetter en empruntant des cochons à d'autres. Ainsi, un homme ne peut s'élever dans la hiérarchie que si il dispose d'un réseau d'alliances assez vaste et d'une considération assez solide pour qu'on lui accorde des prêts de cochons.

 


Religion

L'arrivée des religions au Vanuatu fut majoritairement calme, même si il existe des endroits où la religion fut rejetée.
   L'arrivée de la religion a créée de nouvelles communautés régionales, des identités et des groupes spécifiques qui se sont formés autour des différentes missions.
Le territoire ancestral cesse donc d'être l'unique référence

Nous, Fier de notre lutte pour la liberté,
Déterminé à protéger le fruit de cette lutte,
Chérissant notre diversité ethnique, linguistique et culturelle,
Sachant dans le même temps notre destin commun,
Proclamons ici la République, unie et libre, de Vanuatu,
Fondée sur des valeurs traditionnelles mélanésiennes,
La Foi en Dieu et dans les principes chrétiens,
Et pour cette raison, nous nous donnons cette Constitution. »
                Préambule à la Constitution

 

Voir dessin

http://www.ecolefrancaise.edu.vu/vanuatu/lesvanuatu/religion/religion.html

 

 

partout dans le monde, les gens qui habitent au pied d'un volcan l'associent à un esprit. Moi, je fais confiance à la science et je respecte en même temps l'esprit du volcan....».
L'homme qui parle a grandi dans l'archipel de Vanuatu. Aujourd'hui technicien géologue à l'Orstom, Douglas Charley surveille les volcans en activité, là-bas dans le Pacifique. D'île en île, il gagne la confiance des habitants, explique les mesures qu'il prend, donne des informations sur l'état du cratère.
Les croyances et les légendes que racontent les chefs de village nourrissent la science, car elles sont en quelque sorte les seules archives disponibles sur la vie présumée des volcans.
D'un lac de lave en fusion à un superbe ballet de bulles qui s'échappent d'un volcan sous-marin, d'un paysage plissé tout de couleur ocre à un autre d'un vert luxuriant, ce documentaire parvient ainsi à trouver l'équilibre entre la découverte d'un peuple et celle, plus matérielle, de l'environnement géologique

Extrait de film
http://www.audiovisuel.ird.fr/index_geographique/vanuatu.htm

 

Tanna est une île du sud de l'archipel du Vanuatu. Confrontés aux missionnaires pendant plusieurs décennies, certains habitants ont choisi de revenir à leur mode de vie traditionnel. Ils n'acceptent le monde moderne que dans la mesure où il ne met pas en péril l'équilibre de leur société. Tanna est une île rebelle, fière d'être rebelle. Les villageois de Tanna sont séparés en deux clans, chacun vivant sur un territoire bien distinct. La vie quotidienne s'organise autour de la place centrale du village. A Tanna, les femmes sont précieuses, car elles assurent la pérennité du clan de leur mari. Elles ne s'achètent pas, mais s'échangent. Les adoptions d'enfants sont extrêmement courantes. Leur répartition équitable parmi la population permet effectivement de préserver l'équilibre démographique et la pérennité des groupes locaux.
Tanna est une île du sud de l'archipel du Vanuatu. Confrontés aux missionnaires pendant plusieurs décennies, certains habitants ont choisi de revenir à leur mode de vie traditionnel. Ils n'acceptent le monde moderne que dans la mesure où il ne met pas en péril l'équilibre de leur société. Tanna est une île rebelle, fière d'être rebelle. Les villageois de Tanna sont séparés en deux clans, chacun vivant sur un territoire bien distinct. La vie quotidienne s'organise autour de la place centrale du village. A Tanna, les femmes sont précieuses, car elles assurent la pérennité du clan de leur mari. Elles ne s'achètent pas, mais s'échangent. Les adoptions d'enfants sont extrêmement courantes. Leur répartition équitable parmi la population permet effectivement de préserver l'équilibre démographique et la pérennité des groupes locaux.

REGLEMENTATION DE LA RECHERCHE CULTURELLE A VANUATU
A lire
http://arts.anu.edu.au/arcworld/vks/contrf.htm

 


Ambrym, une île entre enfer et paradis

Ambrym, île volcanique triangulaire d'environ 44 kilomètres sur 30, a un peu plus de 6200 habitants. Une caldeira (cratère d'effondrement) de douze kilomètres de diamètre, formée lors d'une éruption majeure il y a environ 2000 ans, occupe tout le centre de l'île et abrite les deux cônes volcaniques du Marum et du Benbow. L'histoire de l'île relate nombre de séismes, de pluies de cendres détruisant la végétation et de coulées de lave dévastatrices
La coutume impose alors un entretien avec les trois chefs du village pour obtenir l'autorisation de gravir le volcan et de louer les services des villageois comme porteurs. Puis, c'est cinq heures de marche à travers l'exubérante forêt équatoriale avant d'atteindre le bord de la caldeira. Heureusement, les porteurs connaissent les moindres ressources de la forêt: un coup de machette et de l'eau jaillit d'une liane pourtant bien ordinaire. les Ni-Vanuatu (habitants du Vanuatu) ne gravissent généralement pas les volcans. Ici un esprit descend d'un volcan pour entrer dans le corps d'un enfant à sa naissance et y retourne à sa mort.


L’ile de Tana , Volcan de Yassour

 

Spectacle permanent, le volcan de Yassour n’inquiète en rien la vie des habitants de l’île de Tana. L’alignement de plusieurs volcans actifs, dont certains sous-marins, constitue l’axe de l’archipel de Vanuatu Tana est l’une des 60 îles de cet archipel anciennement appelé Nelle Hébrides et qui fait partie de l’état de Mélanésie. Ici, depuis sa découverte au 18e siècle, rien n’a changé. Rurale à plus de 80%, la population vit essentiellement de l’agriculture, de l’artisanat et de la pêche... Les Mélanésiens ont conservé leur système de vie ancestral, véritable éloge de la simplicité... Un style de vie qui, pour les enfants de Vanuatu, a des allures de paradis perdu


 
YASUR (Vanuatu) :

La légende
Dans
des temps très anciens la tribu d’un jeune guerrier nommé Paé vivait au pied du volcan. Des guerriers jaloux de sa force, voulurent l’humilier. Pour cela ils lui firent boire du Cava (racine d’Igname) pour le rendre ivre et lui firent passer la nuit avec une femme ; il se rendit malheureusement compte au matin que cette femme était sa mère. Fou de rage, Pae voulut se venger. Il partit sur une autre île, Lopevi, voir son oncle qui était le gardien du feu. Son oncle lui remit le lézard à queue bleue qui possède la puissance du volcan. Le jeune guerrier enterra le feu sous un arbre du village, prépara la magie et sacrifia 6 cochons dont il creva une vessie chaque année. La première année, la terre se mit à trembler, la deuxième, la terre gronda, les gens eurent peur. La dernière année, un volcan surgit au milieu du village, le feu dévasta tout et les flots engloutirent tous les habitants sauf un enfant (Asigmet) qui se réfugia sur une île voisine. Il revint avec une jeune fille et repeupla toute l’île. Les habitants actuels sont tous les descendants de ce couple.

Sur l’île on a repéré 6 couches stratigraphiques…qui correspondraient aux 6 éruptions qu’aurait provoqué Pae en crevant les 6 vessies.

Une autre légende raconte que le Yasur est un être vivant dont l’esprit a été enterré par deux femmes, et on raconte comment il respire l’air à chaque fois qu’il explose. Seuls les initiés peuvent en gravir ses pentes.


Peuples et Volcans
Mission sur l'île de Tanna, Février 2004"

Instructions données aux Chefs coutumiers
http://www.peuples-volcans.com/PVM2.0/index.php?option=com_content&view=article&id=63&Itemid=78