LES INDIANISTES EN FRANCE 2

Vivre en Indianistes

Les informations qui vont suivre concerneront principalement le premier type d’Indianistes, ceux des "Councils", mais aussi parfois ceux qui vivent dans des tipis. Pour ces derniers, mes informations viennent des écrits des journalistes et de mon professeur.

Dans leur vie quotidienne, les Indianistes vivent "comme tout le monde". Les professions qu’ils exercent sont très diversifiées (ouvrier, comptable, professeur de faculté, dessinateur, médecin, archéologue, laveur de carreaux, employé dans une grande surface...). Rien ne les distingue dans leur comportement extérieur ou dans leur apparence vestimentaire si ce n’est, d’une part, quelques bijoux de style indien ou westerner et, pour certains, le port éventuel de chemises, bottes et ceinturon de cowboy, et, d’autre part, l’exposition dans un emplacement précis de leur habitation des objets "indiens" qu’ils ont recréés. Cependant, dans leur vie plus intime, on peut tout de même apercevoir l’influence ou l’apport de leur passion pour les Indiens.

L’influence des cultures indiennes peut être de type moral, comme par exemple l’intérêt et le respect vers la terre et la nature ; ils ne laissent pas de traces derrière eux dans la campagne ; ils portent un regard différent et plus ouvert sur toutes les créatures de l’univers. Une Indianiste m’a confié que "cela lui avait permis de ne plus avoir peur de la nature, en particulier sa phobie des araignées a disparu"6. Un autre informateur m’a expliqué qu’être indianiste c’est aussi savoir "se débrouiller" dans la nature, allumer un feu, "savoir s’asseoir au bon endroit pour ne pas avoir froid"... Le contact avec la culture indienne "les a incités à moins gaspiller, à être plus patients, surtout pour les choses importantes". En ce qui concerne la cuisine à l’indienne, il est difficile et peu courant d’en préparer quelques plats car les denrées essentielles telles que la viande de bison, de castor etc.., certaines baies sont rares ou trop onéreuses.

Pour les Indianistes qui vivent tous les jours sous un tipi, la vie quotidienne est plus difficile, mais c’est leur choix. Ils essayent de vivre avec la nature, les hommes ramassent le bois, cultivent ce qu’ils peuvent, les femmes font la cuisine, s’occupent du ménage, hommes et femmes confectionnent des objets artisanaux de type indien ; il s’agit ici rarement de reproduire un objet indien authentique, d’ailleurs ils en possèdent rarement les modèles. Ils ont choisi de vivre en s’inspirant de la vie à la campagne autrefois avec des inspirations de vie à l’indienne ce qui démontre leur propre créativité. Des livres sur les Indiens sont lus, les parents racontent des légendes indiennes à leurs enfants. Parfois, ils acceptent des animations dans les maternelles et les écoles ; leur contact sympathique avec les enfants est indéniable.

Les councils ou camps de rendez-vous

Pour les personnes que j’ai rencontrés, l’indianisme, outre la fabrication d’objets artisanaux, se vit surtout dans les rassemblements lors des councils. Nous allons donc en parler avec plus de détails.

Les Indianistes aiment se retrouver dans ces camps dans lesquels "ils se font plaisir en vivant en Indiens" ; ils se font de nouveaux amis avec les­quels ils peuvent partager librement leur passion et discuter de leurs travaux artisanaux, de leurs lectures sur les Indiens, de leurs expériences, des rencontres éventuelles avec les vrais Indiens de passage ... En France lors de ces rendez-vous, on trouve environ 100 à 250 personnes dont environ 50 Indianistes les autres étant des Westerners, mais en Allemagne, le campement regroupe parfois jusqu’à 3000 personnes en provenance de plusieurs pays européens. Les Indianistes s’associent avec les Westerners, principalement pour deux raisons : ils partagent la même passion pour vivre à cette époque de la Frontière ; et parce qu’ ils ne sont pas assez nombreux pour organiser des camps et des fêtes simplement entre eux.

En effet, Indianistes et Westerners sont organisés en clubs ; ceux des Indianistes sont trop petits numériquement parlant pour organiser un camp, ce sont donc les clubs de Westerners plus structurés qui s’en occupent en général.

Cependant, les Indianistes sont dans un campement séparé et assez éloigné, lorsqu’ils le peuvent, des Westerners car ils ne vivent pas exactement de la même façon. Ils se veulent plus proches de la nature ; par exemple, avec les "trappeurs", ils préparent leur repas en plein air, alors que les "autres" mangent au "saloon". Les Indianistes ont un chef de camp qui place tout le monde en fonction des affinités.

Les "rendez-vous" français, souvent organisés par la Fédération Française des Amoureux de la Vieille Amérique, changent d’emplacement tous les ans (région parisienne, Ariège, Lorraine, Alsace...). Il faut s’inscrire pour y participer et, moyennant un certain prix d’entrée, on bénéficie d’ un emplacement de parking, de l’eau courante, des installations sanitaires et parfois de la location de perches de tipi. Mais l’entrée n’est pas délivrée à tout le monde, il faut être connu par les différents clubs ou par un des membres et surtout posséder des vêtements indiens. Le costume indien est le signe de la volonté de recréer une histoire et un style de vie les plus authentiques possibles. Une personne sans vêtement indien ou western semble intruse dans le décor de la vie de la vieille Amérique qu’ils veulent recréer. En fonction de ses amitiés, on peut accepter une telle personne car elle a peut être peu de moyens financiers et on peut espérer que la fois prochaine elle aura réussi à se confectionner un costume ; en attendant on lui demandera d’être discrète. De plus en fonction de ses motivations et de la confiance que lui accordent les membres d’un groupe, on peut lui prêter des habits... Par ailleurs, un Indianiste remarque que plus on est un "vétéran" de ces "Councils", moins on porte longtemps les plus beaux costumes durant le camp, contrairement aux jeunes plus soucieux d’avoir de belles choses et de les exhiber. Les beaux costumes sont portés pendant le défilé et pendant les cérémonies pour honorer des hôtes de passage ( les vrais Indiens par exemple). Ensuite rapidement, ces costumes sont rangés car ils sont fragiles et de plus coûtent chers.7 La plupart des Indianistes possèdent aussi des vêtements moins ornés, fonctionnels, pour la vie quotidienne. Apparement, ceux que nous avons qualifiés de mystiques, se contentent d’une tenue encore plus simple : un pagne et des mocassins.

Activités des Indianistes lors des "rendez-vous"

Nous avons déjà fait allusion à diverses activités. Parfois, on fume le calumet lors des veillées, mais ce n’est pas systématique. Une loge à sudation est souvent construite, les Indianistes l’utilisent en tant que sauna sans jouer au vrai rite. Certains, le plus souvent des "mystiques", disent des prières et des chants pour se rapprocher du cérémonial indien. La plupart pense que pour être un rite religieux il faudrait qu’un voyant-guérisseur la dirige. Un des Indianistes interrogés estime que "ce n’est pas parce que l’inipi est mené par un "mystique" qu’il sera mieux fait, qu’il apportera plus". Il ajoute qu’en ce qui le concerne, il a préféré l’inipi dirigé par un Lakota et un Cheyenne, présents lors d’un camp indianiste, qui ont prié et chanté chacun dans leur langue les prières correspondant à ce rituel.

Indiens ou Français ?

Les Indianistes qui se rassemblent dans ces camps, considèrent-ils qu’ils se comportent vraiment comme des Indiens ? Se sentent-ils indiens, français ou les deux ?

Parmi les personnes avec qui j’ai dialogué, aucune ne se sentait ou se considérait comme étant indienne. Mais ils m’ont expliqué que certains des jeunes membres débutants "se croient indiens". Deux des Indianistes rencontrés ont effectué des séjours chez les Indiens des Etats-Unis ; et ils ont depuis mieux compris pourquoi ils ne s’étaient jamais réellement "sentis indiens" et ont prit conscience que, même s’ils accomplissaient la grande cérémonie annuelle de la Danse du Soleil, ils ne deviendraient pas Indiens pour autant. Un autre Indianiste pense que s’il était adopté par des Indiens, il pourrait devenir un Indien. En attendant, il ne peut qu’essayer d’être indien. Ces Indianistes pensent plutôt que ceux qui se prennent pour des Indiens, réincarnation ou non, sont plutôt ridicules et nuisent à l’indianisme en général.

En effet, certains de ceux qui vivent leur indianisme tout au long de l’année, se considèrent comme des Indiens. Faucon Blanc pense qu’il était un chef iroquois, du nom de Faucon Noir, dans une autre vie et affirme qu’il lui ressemble physiquement.

Ainsi, l’indianisme prend différentes formes, et il existe des sous-groupes à l’intérieur des différents types. La plupart des Indianistes semblent être des personnes discrètes qui ne désirent pas que l’on parle d’eux, ils veulent qu’on les laisse vivre leur passion tranquillement. Certains acceptent cependant de participer à des animations, durant lesquelles ils leur arrivent de planter leur tipi, de chanter et de danser, comme à Cournon en 1979, et à Marseille en 1988 où un petit musée expliquait aussi les rites sacrés des Indiens d’Amérique du Nord8

Comment devient-on indianiste ?

Il ne sera ici question que des cas des Indianistes que j’ai rencontrés. L’un d’entre eux a été scout pendant son enfance et son adolescence, cela lui a donné le goût de vivre dans la nature et de savoir se débrouiller avec ce qu’elle lui offrait. Il a séjourné de nombreuses années en Afrique. C’est là qu’il rencontra un Indianiste qui lui fit découvrir davantage les Indiens et lui fit partager ses connaissances des techniques artisanales et son amour de la nature. Par la suite, grâce à des livres sur les Indiens, il affina ses connaissances, et sa passion pour les peuples amérindiens s’accrue.

Un autre Indianiste commença par s’intéresser aux chevaux et à l’Amérique en général. Il finit par avoir envie de mieux connaître les Indiens et grâce à des visites dans des musées, des lectures, il les trouva finalement très intéressants. Un jour il rencontra André Chesneau, un Indianiste auteur de plusieurs livres sur les Indiens. Plus tard, il emmena ses enfants voir un spectacle sur les Indiens donné à la "Vallée des Peaux-Rouges". Là, il rencontra les Indianistes qui animaient ce spectacle et découvrit que d’autres personnes partageaient un même intérêt que lui. Auprès de ses nouveaux amis, il perfectionna son goût pour la confection d’objets indiens de la manière la plus authentique possible. Sa femme, par intérêt pour les objet perlés qu’il confectionnait, le suivit dans cette voie. Mais pour elle, c’est en fabriquant le tipi familial que son intérêt pour l’indianisme se développa réellement. Cette approche des cultures indiennes très différente de celle qu’elle connaissait à travers les films d’Hollywood, lui donna également une vive envie d’en savoir plus et d’approfondir vraiment ses connaissances et ses intérêts pour les Amérindiens.

Les noms indiens des Indianistes

Les Indianistes se donnent très souvent des noms du même style que ceux des Indiens, noms poétiques, imagés ou moqueurs. Ces noms sont donnés par l’entourage comme chez les Indiens, ou bien les personnes se le donnent elles mêmes parce qu’elles pensent que cela convient à la part d’elles-mêmes qui se veut indienne. Ours qui marche est le surmon indien qu’un des Indianistes rencontrés s’est donné "en fonction de son tempérament et de son désir d’aller vers la connaissance de la nature et des Indiens". Des Amérindiens qu’il a rencontrés, lui ayant dit que "ça lui allait bien", il l’a donc gardé. Celui de sa femme est Perle Bleue parce qu’elle adore cette couleur...

L’entourage donne des noms en fonction de caractéristiques de la personne en question : par exemple, une personne ayant les dents avancées a été appelée Dent de Cheval ; un petit garçon qui aimait tant les chevaux qu’il en rèvait la nuit reçut le nom de Petit Cheval...

Pourquoi devient-on indianiste ?

Les motivations qui ont incité des personnes à devenir indianiste sont nombreuses et personnelles. On l’a vu, ils veulent tous vivre une passion, la vie dans la nature, sans qu’il y aie au départ d’intérêt particulier pour les Indiens. Le plaisir de reconstituer des objets de ces peuples à l’histoire et à l’esthétique passionnantes leur est commun. Une dame indianiste m’a expliqué "son plaisir de vivre sous le tipi pour sa convivialité, sa forme ronde où l’on a tout sous la main, d’où l’on voit le ciel et la nuit et les étoiles à travers l’ouverture du sommet"... D’autres se tournent vers l’indianisme parce qu’ils refusent de vivre et de subir constamment les contraintes de la société moderne, le carcan horaire, l’indifférence ambiante etc... On retrouve aussi une certaine nostalgie du passé. Les Indianistes comparent les "rendez-vous" avec les petits villages d’antan, conviviaux, où la criminalité était rare, comparent aussi la façon de vivre et les connaissances des Indiens avec celles des paysans français il y a quelques siècles...

Pourquoi les Indiens des Plaines ?

Nous avons déjà annoncé que les Indianistes se réfèrent souvent aux Indiens des Plaines à l’époque de leur apogée, - lorsque les Indiens des Plaines ont le cheval, un grand tipi et beaucoup de biens matériels -. C’est effectivement le cas des personnes que nous avons interrogées, qui m’ont expliqué que, "vue la diversité culturelle très grande chez les Amérindiens du Nord, il est nécessaire de choisir une culture particulière pour avoir un modèle précis et cohérent entre les objets reconstitués, les règles de la vie quotidienne et l’état d’esprit de la culture en question". Il en est de même pour l’époque choisie car l’artisanat et même l’ensemble de la culture ont évolué et beaucoup changé. Il est nécessaire d’avoir des références culturelles et des repères temporels précis. Il est par conséquent rare de voir un Indianiste mélanger des cultures indiennes aussi différentes que les Sioux et les Hopis. Mais si l’Indianiste a opté pour la culture sioux, il pourra fabriquer des objets appartenant à d’autres tribus des Plaines, ces Indiens eux-mêmes n’ayant jamais hésité pas à emprunter objets, coutumes et rituels.

Les Indiens des Plaines, et tout particulièrement les Sioux, sont souvent choisis parce qu’ils sont très connus et donc qu’il existe une grande documentation sur ces peuples. Mais pourquoi les Sioux Oglalas ? Un Indianiste explique "parce qu’ils sont les derniers Indiens à avoir résisté aux envahisseurs et à leur avoir tenu tête brillament" et parce qu’ils ont eu "des grands chefs très connus", cependant l’intérêt qu’il a pour les Indiens en général s’explique "parce qu’il aime comme eux la nature, les chevaux et la liberté".

L’époque est choisie en fonction des renseignements qu’on peut obtenir, parce qu’elle permet d’utiliser un grand nombre de matériaux et parce que les objets des Indiens des Plaines sont flamboyants. Avant 1800, les perles de verre étaient trop rares ainsi que le tissu et le métal ou encore les accessoires d’équitation (matériaux importés par les colonisateurs). Après 1890, lorsque les réserves sont créées, les cultures indiennes commencent à perdre de leur intérêt pour les Indianistes, car alors les Indiens des Plaines ne sont plus libres et sont obligés petit à petit d’abondonner leur culture matérielle à laquelle justement les Indianistes s’intéressent en premier.

CONCLUSION

L’indianisme n’est donc pas vraiment, ni une philosophie, ni une religion, ni une véritable manière de vivre, puisqu’ils ne le vivent que quelques jours par an. C’est plutôt un "moyen de se fair plaisir, de rêver, de se prendre pour un autre pendant quelque temps". La culture indienne des Plaines leur permet de répondre de façon très concrète à leurs aspirations.

Ce petit travail de présentation des Indianistes en France n’est qu’une ébauche, qu’une pré-enquête sur ces personnes passionnées. Il aurait fallu interviewer plus de personnes, participer à des "rendez-vous"

Les Indianistes sont des amoureux de la nature ; ils cherchent à s’organiser ne serait-ce que périodiquement une vie proche de la nature avec un confort simple et convivial, à suivre un certain style de vie idéal qu’ils pensent retrouver dans la culture et la philosophie indienne, et qui résulte d’un certain désir de fuir le monde moderne. Il semble que c’est plus ce que propose la culture indienne en opposition ou en compensation à la culture des sociétés modernes, qui intéresse les Indianistes, que les Indiens eux-mêmes, c’est-à-dire l’Indien an tant que contraire de "l’homme moderne". En effet, ils veulent recréer une vie indienne, à travers leurs visions d’hommes modernes quelque peu déçus par la civilisation occidentale. C’est-à-dire une culture indienne dotée de certaines valeurs et symboles qui les intéressent, riche et harmonieuse, avec des guerriers dynamiques et courageux, et qui a été victime d’injustices et de massacres commis par les Blancs.

Leur approche de l’artisanat flamboyant des Plaines est presque devenu un art, ils s’efforcent de reproduire les plus beaux objets amérindiens. Souvent les objets fabriqués ne sont pas des objets pratiques ; d’ailleurs dans leur habitation ils occupent la place des objets d’art, accrochés au mur ou dans des vitrines exposés aux regards admirateurs des visiteurs.

La relation à la culture indienne est souvent individuelle. Elle consiste essentiellement en la confection personnelle d’objets indiens, les rassemblements n’ayant lieu que quelques jours par an. (Il semblerait qu’en Allemagne l’aspect communautaire soit plus important). Quant aux différentes façons de vivre l’indianisme, cela tient entre autre au fait que certains sont plus insérés que d’autres à la société moderne. Les Indianistes qui vivent toute l’année sous des tipis, sont sans doute plutôt en marge de la société globale.

L’indianisme est-il une sorte de refuge face à la vie moderne oppressante où l’individu atomisé est perdu dans l’individualisme effréné qui caractérise la société occidentale moderne ? Il permettrait alors aux individus qui s’engagent sur les pistes indiennes de se sentir comme appartenant à un groupe amical et de bénéficier d’un contact plus direct et concret avec la nature. S’efforcer de vivre comme les peuples amérindiens "choisis pour leur bravoure, leur héroïsme, leur résistance à la conquête, et leur culture harmonieuse proche de la nature, pour la splendeur de leurs vêtements traditionnels" semble être en grande partie un moyen de compenser les frustrations engendrées par la société moderne.

L’indianisme est une façon de vivre un rève, de se faire plaisir, en fuyant plus ou moins la vie moderne. N’a-t-il pas un côté "folklorique" sympathique dans la mesure où cette culture indienne est utilisée souvent hors de son référent social et son contexte culturel ? L’indianisme va-t-il s’insèrer dans la mouvance du mouvement dit du New Age ?

*

Je tiens à remercier tout particulièrement pour leur aimable collaboration à la réalisation de ce mémoire d’enquête de terrain pour la Licence d’Ethnologie (1992) : les Indianistes Georges Kouyoumontzakis, Michel Michaut, et Serge et Maggie Parquet, ainsi que Danièle Vazeilles, professeur d’Ethnologie responsable de l’unité de valeur dans le cadre de lequel ce travail a été produit.

*

NOTES

1. Serge Parquet, Round Up n° 6 : 16.

2. P. Franquelin, Big Bear n° 34, Sept. 1990, : 14.

3. Laurence Harlé, Round Up, n° 3, 1976, : 8.

4. Daniel Guillot, Round Up n° 4 :2.

5. Le Provençal 15.09.90 (Des tipis dans les Alpages) ; Femmes Actuelles n° 375 : Cheval Debout (camp près d’Angoulème) et Faucon Blanc (vit près de Clermont-Ferrand).

6. Pour les Sioux, l’araignée représente un des personnages mythiques des plus importants le fripon divin, le trickster, Homme-Coyote ou Homme-Araignée (Iktomi : araignée en lakota). La toile d’araignée symbolise la vie humaine et retient ou non les bons rèves (les visons / messages des Esprits). Depuis quelques années, on observe chez les Indiens l’adoption par de nombreux traditionalistes d’un élément de décors vestimentaire pour les costumes de danses et les coiffures, le "dream catcher" ou "l’attrapeur de rêves", une "toile d’araignée" entourée d’un "cercle du monde" en cuir et décorée de plumes et de perles. (Notes D.V.)

7. Il en va de même pour les "vrais Indiens". On voit les beaux costumes, souvent des vêtements anciens ayant appartenu à des grands-parents, lors des défilés et de la Grande Entrée au début des powwows, les rassemblement festifs des Indiens d’Amérique du Nord. (Notes D.V.)

8. Le Méridional, jeudi 24 mars 1988.

ELEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES

BIG BEAR (revue), n° 34 Septembre 1990.

CHESNEAU André et R.H. Guerrand
1967 :Peaux-Rouges et pionniers du Nouveau Monde. Paris : Ed. du Temps, 243 p.

FARB Peter
1968 :Les Indiens. Essai sur l’évolution des sociétés humaines. Paris : Ed. du Seuil, 355 p.

HEHAKA SAPA (Black Elk) & J. E. Brown
1975 :Les rites secrets des Indiens Sioux. Paris : Petite Bibliothèque Payot.

ROUND UP (Bulletin d’Information Western)
N°3 Printemps 1976 ; n° 4 Eté 1976 ; n° 5 Automne 1976 ; n° 6 Hiver 1976 ; n° 7 Printemps 1977 ; n° 8 Eté 1977.

TAHCA USHTE & R. Erdoes
1977 :De mémoire indienne. Paris : Plon, 374 p. (Lame Deer. Seeker of Visions, 1972)

WESTERN NEWS (Europ Western Organization)
n°28 Juillet-Août 1977 ; n° 33 Janvier 1978 ; n° 40 Septembre 1978.

http://alor.univ-montp3.fr/eurides/index.html

 

1. LES INDIANISTES EN FRANCE •••
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73% lundi 17 septembre 2001 06 h 45 GMT http://alor.univ-montp3.fr/eurides/articles/powow3.htm